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Archives de Catégorie: Biographie

GARCÍA MÁRQUEZ, Gabriel (1927-2014)

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« J’ai l’impression, qu’en m’attribuant le prix, qu’ils ont tenu compte de la littérature du sous-continent américain et, que ce faisant, ils cherchaient à récompenser toute la littérature de cette région. »

GGM, après avoir reçu le Nobel de littérature en 1982

 

I) L’homme

  • Naissance en Colombie, à Aracataca
  • Aîné de onze enfants
  • Elevé par ses grands-parents maternels, dont son grand-père, militaire
  • Sa mère est absente
  • Proche de son grand-père dont il a beaucoup appris (Papalelo)
  • Inspiré par les histoires de revenants de sa grand-mère
  • Obtient son baccalauréat en étudiant à l’internat
  • Etudiant en droit à 20 ans
  • Journaliste à « l’heraldo de Baranquilla »
  • Découverte et inspiration de Faulkner, Joyce, Hemingway, Woolf et Kafka
  • Voyage à Genève et Rome à 28 ans
  • Paris par après
  • Voyages en Allemagne de l’Est, Union soviétique, Hongrie et séjour à Londres (1958)
  • Retour en Colombie
  • Ouvre une agence d’informations « Prensa latina » d’où il travaille depuis Cuba et NYC
  • S’installe par après à Mexico où commence la rédaction de Cent ans de solitude
  • Va vivre à Barcelone 6 ans, à 40 ans
  • En 1981, obtient la légion d’honneur en France par François Mitterand
  • En 1982: Prix Nobel de littérature.
  • Exilé de Colombie, il s’installe quelques années au Mexique
  • 1999 : cancer lymphatique dont il parvient à guérir
  • Il écrit floraison de livres jusqu’en 2010, dont le polémique Mémoire de mes putains tristes en 2004
  • 2012, il perd peu à peu la mémoire
  • 2014, décède à son domicile à Mexico le 17 avril

 

II) L’oeuvre

Romans

  • 1955 – Des feuilles dans la bourrasque
  • 1961 – Pas de lettre pour le colonel
  • 1962 – La Mala Hora
  • 1967 – Cent ans de solitude
  • 1975 – L’Automne du patriarche
  • 1981 – Chronique d’une mort annoncée
  • 1985 – L’Amour aux temps du choléra
  • 1986 – L’Aventure de Miguel Littín, clandestin au Chili
  • 1989 – Le Général dans son labyrinthe
  • 1994 – De l’amour et autres démons
  • 1997 – Journal d’un enlèvement

Nouvelles

  • 1962 – En este pueblo no hay ladrones
  • 1962 – Les Funérailles de la Grande Mémé
  • 1972 – L’Incroyable et Triste Histoire de la candide Eréndira et de sa grand-mère diabolique
  • 1992 – Douze Contes vagabonds
  • 2004 – Mémoire de mes putains tristes

Autres

  • 1970 – Récit d’un naufragé
  • 1982 – Une odeur de goyave
  • 2002 – Vivre pour la raconter

 

III) La pensée, ses idées

Journaliste et reporter naturel, il n’aura de cesse de s’intéresser, probablement de s’indigner mais surtout de retranscrire ses ressentis sur l’actualité latino-américaine dans son oeuvre.

« Je suis un romancier, disait-il, et nous, les romanciers, ne sommes pas des intellectuels, mais des sentimentaux, des émotionnels. Il nous arrive à nous, Latins, un grand malheur. Dans nos pays, nous sommes devenus en quelque sorte la conscience de notre société. Et voyez les désastres que nous provoquons. Ceci n’arrive pas aux Etats-Unis, et c’est une chance. Je n’imagine pas une rencontre au cours de laquelle Dante parlerait d’économie de marché. »

D’influence et finalement de conviction communiste, il soutient et affiche publiquement son admiration pour le régime cubain de Fidel Castro. Il s’oppose à l’impérialisme américain, ce qui lui vaut par ailleurs d’être boycotté et surtout privé de visa pendant un certain temps.

Opposé au capitalisme libéral, il milite ardemment pour la paix en Amérique Latine et s’indigne des nombreuses dictatures présentes sur le continent.

Au delà de la politique et de la mythologie, Garcia Marquez n’aura jamais cessé d’élaborer un immense discours sur la mort et sur la solitude, que ce soit dans Les Funérailles de la Grande Mémé, L’Automne du patriarche, Chronique d’une mort annoncée et, bien entendu, Cent ans de solitude qui porte sur la fin d’une dynastie et d’une civilisation. « Je pense évidemment à la mort », avait-il déclaré. « Mais peu, aussi peu que possible. Pour en avoir moins peur, j’ai appris à vivre avec une idée très simple, très peu philosophique : brusquement tout s’arrête et c’est le noir absolu. La mémoire est abolie. Ce qui me soulage et m’attriste, car il s’agira là de la première expérience que je ne pourrai pas raconter. »

 

 

 

 

 

Ravel, de Jean ECHENOZ

« Quand Wittgenstein, vexé, lui écrit en retour que les interprètes ne doivent pas être des esclaves, Ravel lui répond en cinq mots. Les interprètes sont des esclaves. »

Et bim !

C’est ce que j’appelle communément une civière :  notre ami Wittgenstein n’a qu’à joliment s’allonger et attendre d’être sorti du terrain….

Maurice Ravel !  C’est qui? Ben c’est un musicien, un compositeur. Hors pair? Je ne suis pas suffisamment instruit, doué, éduqué pour vous le dire. A vous d’ouvrir votre lecteur Windows Media pour écouter son oeuvre.  Les fanatiques, soit d’Apple, soit de la musique classique me trucideront. Les premiers pour d’obscures raisons mêlant endoctrinement et inconscience collective et les seconds parce qu’écouter de la musique classique ailleurs que sur un bon 33 tours est une hérésie que seuls se permettent les profanes stupides et beaufs… Ouch, quelle bande de rageux quand on y pense… Bref, encore une fois, je m’égare. 😀

Non, sérieux, Jean Echenoz s’intéresse aux 10 dernières années de Maurice, la période où la fatigue s’installe, la chiantise de la vie aussi (et les névroses qui vont avec). Bref, un moment de gaieté permanente ou Maurice, certes malmené par ses soucis mentaux, apparaît dans sa plus intime personnalité.

Echenoz est décidément un sacré auteur. Ah ça, oui. 🙂

Finem Spicere,

Monsieur Touki

Du même auteur :

14

 

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BAUDELAIRE, Charles-Pierre (1821-1867)

I) L’Homme

  • né à Paris. Son père est sexagénaire
  • à l’âge de 6 ans, son père meurt
  • son nouveau beau-père est un militaire avec lequel Baudelaire ne s’entendra jamais
  • études à Lyon puis Paris, selon les mutations du beau-père
  • le système éducatif perçoit très vite son talent : « A de l’invention quand il veut, et de la finesse. N’a pas assez de gravité pour faire des études fortes et sérieuses. » En effet, il connaît des difficultés et obtient in extremis son Bac
  • Fac de droit mais rien ne va, Charlinou fait un peu nimp !
  • Convaincu par sa famille de faire un voyage en bateau vers Calcutta : bel impact sur sa sensibilité
  • Rencontre Jeanne Duval, amitiés avec Félix Tournachon dit Nadar
  • Jeanne Duval est synonyme pour lui de syphilis ad vitam aeternam !
  • plusieurs tentatives de suicide (au moins deux)
  • Rencontre avec Edgar Allan Poe, une forte connivence, littéraire du moins
  • En plus d’être malade physique et mental, Charlinou est super endetté !
  • Après, enfin, pendant Jeanne, c’est Apolline Sabatier qui retient toute son attention
  • Mais après Jeanne, officiellement cette fois, c’est Marie Daubrun. Quel homme !!
  • De nouveau Apolline… aux dépens de Marie cette fois. Héhé.
  • Nouvelles tentatives de suicide
  • Bon, il quitte pour de bon Jeanne mais reste ultra endetté, drogué et malade. Il va donc…. en Belgique, moi qui croyais que ce n’était que pour des raisons fiscales… Bref 😉
  • Mais il n’aime pas la Belgique – quel râleur ! – et donc, y reste.
  • La paralysie le gagne petit à petit… blablabla
  • Rapatrié à Paris par Mamounet, il s’endort dans ses bras, à la maison de santé du Dr Duval.

II) L’oeuvre

Critiques

  • LE SALON DE 1845 (1845) : Premier volume des Salons
  • LE SALON DE 1846 (1846) : Second volume des Salons
  • LE MUSÉE CLASSIQUE DU BAZAR BONNE-NOUVELLE (21 janvier 1846)
  • LES DRAMES ET LES ROMANS HONNÊTES (27 novembre 1851)
  • EXPOSITION UNIVERSELLE (1855)
  • MADAME BOVARY PAR GUSTAVE FLAUBERT (18 octobre 1857)
  • LE SALON DE 1859 (1859)
  • RICHARD WAGNER ET TANNHÄUSER À PARIS (8 avril 1861)
  • LES MISÉRABLES PAR VICTOR HUGO (20 avril 1862)
  • PEINTRES ET AQUAFORTISTES (14 septembre 1862)
  • LE PEINTRE DE LA VIE MODERNE (1863) : Eloge de Constantin Guys, publié pour la première fois en 1863
  • L’ŒUVRE ET LA VIE D’EUGÈNE DELACROIX (22 novembre 1863)

Essais

  • CHOIX DE MAXIMES CONSOLANTES SUR L’AMOUR (3 mars 1846)
  • CONSEILS AUX JEUNES LITTÉRATEURS (15 avril 1846)
  • COMMENT ON PAIE SES DETTES QUAND ON A DU GÉNIE (23 août 1846)
  • DU VIN ET DU HASCHISCH (3 juillet 1851)
  • L’ÉCOLE PAÏENNE (22 janvier 1852)
  • MORALE DU JOUJOU (17 avril 1853)
  • DE L’ESSENCE DU RIRE (Juillet 1855)
  • LES PARADIS ARTIFICIELS (1860) : Inspiré des Confessions d’un Anglais mangeur d’opium (1822) de Thomas de Quincey.

Journal

  • MON COEUR MIS À NU (1887)
  • FUSÉES (1887)

Prose

  • LE SPLEEN DE PARIS (1862) : repris en 1864 sous le titre Petits poèmes en prose

Vers

  • LES FLEURS DU MAL (1857) : première édition
  • LES FLEURS DU MAL (1861) : seconde édition

III) Les idées

  • «Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie.» disait-il lui-même dans Mon coeur mis à nu. Quelle ambiguïté qu’est la sienne, celle de son rapport à la vie, à l’existence.
  • Grand initiateur du mouvement littéraire qu’est le Symbolisme, Charles Baudelaire entend assouvir une envie, une passion, une drogue : la quête sinon le culte de la Beauté, sa beauté, libérée du carcan classique et surtout réaliste qu’il considère comme vulgaire et bien trop commun.

Il n’aura de cesse d’explorer les mondes du subconscient, du rêve, du voyage dans tous les sens du terme afin, encore une fois, d’accéder à son Graal, la véritable beauté. Attention cependant, Baudelaire est parfois un Romantique, on ne pourrait restreindre son oeuvre à un seul mouvement littéraire.

 
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Publié par le 7 janvier 2013 dans Biographie

 

ZWEIG, Stefan (1881-1942)

I) L’HOMME

  • né à Vienne, en Autriche 😉
  • fils d’un riche industriel israélite
  • enfance et adolescence paisible, il mena les études qu’il souhaita
  • rapide penchant pour la littérature et la philosophie
  • à 23 ans, docteur en philosophie… mais respect quoi !!!
  • voyage à Paris, rencontre avec Jules Romains
  • très grand voyageur
  • Voyage en Belgique, rencontre avec Emile Verhaeren, ami intime, son traducteur et biographe, et ouais
  • Vécut à Rome, à Florence, rencontre avec Ellen Key (il en a rencontré du monde !!)
  • Voyages en Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique
  • Séjour d’une année en Inde
  • Vit mal la première guerre mondiale, quelques écrits pour s’en insurger
  • Victime des autodafés nazis
  • 1934 : part en Angleterre, y fait la biographie de Marie Stuart
  • De nouveaux voyages dans les Amériques et en Europe
  • La guerre éclate, il voit les ténèbres à venir et part donc aux Etats-Unis pour se vider l’esprit
  • Va ensuite au Brésil pour changer d’air, il n’y parvient pas
  • Totalement démoralisé par le monde, il prend la décision du suicide, par ingestion médicamenteuse.

II) L’OEUVRE

Poésie

Cordes d’argent
Les Couronnes précoces
Romans et nouvelles

  • Printemps au Prater 
  • L’Étoile au-dessus de la forêt 
  • Les Prodiges de la vie 
  • L’Amour d’Érika Ewald
  • La Marche
  • La Scarlatine 
  • Première épreuve de vie. Quatre histoires du pays des enfants : Conte crépusculaireLa GouvernanteBrûlant secret, et Le Jeu dangereux
  • Amok
  • La femme et le paysage
  • La Nuit fantastique
  • La Ruelle au clair de lune
  • Lettre d’une inconnue
  • La Confusion des sentiments
  • Vingt-quatre heures de la vie d’une femme
  • Destruction d’un cœur
  • Un mariage à Lyon
  • Dans la neige
  • La croix
  • Histoire d’une déchéance
  • La légende de la troisième colombe
  • Au bord du lac Léman
  • La contrainte 
  • La Peur
  • Révélation inattendue d’un métier
  • Leporella
  • Le Bouquiniste Mendel
  • La Collection invisible 
  • Le voyage dans le passé 
  • Le Jeu dangereux
  • Le Chandelier enterré
  • Rachel contre Dieu
  • Virata
  • Un soupçon légitime
  • Les Deux jumelles
  • La Pitié dangereuse 
  • Le Joueur d’échecs 
  • Un homme qu’on n’oublie pas 
  • Ivresse de la métamorphose
  • Clarissa, roman inachevé, retrouvé dans les archives de Zweig en 1981, et portant la mention suivante : « Vu à travers l’expérience d’une femme, le monde entre 1902 et le début de la guerre »

Théâtre

  • Thersite 
  • La Maison au bord de la mer 
  • Le Comédien métamorphosé. Un divertissement du Rococo allemand 
  • Jérémie
  • Légende d’une vie
  • Volpone 
  • L’Agneau du pauvre
  • Un caprice de Bonaparte

Essais et biographies

  • Émile Verhaeren : sa vie, son œuvre 
  • Souvenirs sur Émile Verhaeren 
  • Marceline Desbordes-Valmore : son œuvre
  • Romain Rolland : sa vie, son œuvre 
  • Trois Maîtres : Balzac, Dickens, Dostoïevski 
  • Le Combat avec le démon : Kleist, Hölderlin, Nietzsche 
  • Les Très riches heures de l’humanité
  • Trois poètes de leur vie : Stendhal, Casanova, Tolstoï 
  • Joseph Fouché 
  • La guérison par l’esprit : Mesmer, Mary Baker-Eddy, Freud 
  • Marie-Antoinette 
  • Érasme, Grandeur et décadence d’une idée 
  • Marie Stuart 
  • Conscience contre violence 
  • Magellan
  • Amerigo, Récit d’une erreur historique 
  • Le Brésil, terre d’avenir 
  • Balzac, le roman de sa vie
  • Hommes et destins
  • Le Mystère de la création artistique 
  • Le Monde sans sommeil 
  • Aux Amis de l’étranger 
  • Montaigne. 
  • Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen 
  • En cette heure sombre 

Correspondance

  • Sigmund Freud-Stefan Zweig,
  • Arthur Schnitzler-Stefan Zweig 
  • Richard Strauss-Stefan Zweig
  • Friderike Zweig-Stefan Zweig, L’Amour inquiet
  • Romain Rolland-Stefan Zweig 
  • Amélie Breton-Stefan Zweig
  • Émile Verhaeren-Stefan Zweig

III) LES IDÉES

  • Zweig est un amoureux des langues et notamment des langues étrangères, il produira de remarquables traduction de Suarés, Rolland, Baudelaire, Rimbaud et Verlaine, entre autres.
  • Il était également un pacifiste convaincu, considérant les conflits entre les hommes comme abjects. Il s’insurgea des conflits mondiaux dans différents écrits comme dans Ivresse de la métamorphose.
  • Peut-être naïvement, il est dégoûté de l’humanité à la fin de sa vie et ne parvient plus à trouver la foi en sa patrie, l’Europe, oui, l’Europe. Il laisse ces derniers mots pour ponctuer une oeuvre et une vie, que l’on peut qualifier, à bien des égards, de magnifique.

« Avant de quitter la vie de ma propre volonté et avec ma lucidité, j’éprouve le besoin de remplir un dernier devoir : adresser de profonds remerciements au Brésil, ce merveilleux pays qui m’a procuré, ainsi qu’à mon travail, un repos si amical et si hospitalier. De jour en jour, j’ai appris à l’aimer davantage et nulle part ailleurs je n’aurais préféré édifier une nouvelle existence, maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l’Europe, s’est détruite elle-même.

Mais à soixante ans passés il faudrait avoir des forces particulières pour recommencer sa vie de fond en comble. Et les miennes sont épuisées par les longues années d’errance. Aussi, je pense qu’il vaut mieux mettre fin à temps, et la tête haute, à une existence où le travail intellectuel a toujours été la joie la plus pure et la liberté individuelle le bien suprême de ce monde.

Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l’aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux. »

 

BECKETT, Samuel (1906-1989)

I) L’HOMME

  • nationalité irlandaise
  • né dans la banlieue de Dublin, dans un milieu protestant aisé
  • 1928 : s’installe à Paris
  • lecteur d’anglais à l’Ecole Normale Supérieure
  • se lie d’amitié avec James Joyce
  • séjour à Londres
  • résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale
  • 1969 : prix Nobel de littérature même s’il considère cela comme une « catastrophe »
  • meurt en 1989, six mois après sa femme.

II) L’OEUVRE

D’expression anglaise et française, Beckett aura composé des oeuvres dans ces deux langues. Je retiendrai ici celles rédigées dans la langue de Molière.

  • 1947 – Murphy
  • 1951 – Molloy
  • 1952 – Malone meurt
  • 1953 – En attendant Godot (pièce en deux actes)
  • 1953 – L’Innommable
  • 1955 – Nouvelles et Textes pour rien
  • 1957 – Fin de partie (pièce en un acte)
  • 1957 – Acte sans paroles I
  • 1961 – Acte sans paroles II
  • 1961 – Comment c’est 
  • 1963 – Oh les beaux jours
  • 1966 – Bing 
  • 1967 – Têtes-mortes
  • 1968 – Poèmes
  • 1968 – Watt
  • 1969 – Sans
  • 1970 – Mercier et Camier 
  • 1970 – Le Dépeupleur
  • 1976 – Pour finir encore et autres foirades
  • 1978 – Pas, suivi de Quatre esquisses (pièces)
  • 1979 – Poèmes, suivi de Mirlitonades
  • 1980 – Compagnie
  • 1981 – Mal vu mal dit
  • 1982 – Catastrophe (pièce dédiée à Václav Havel)
  • 1988 – L’image 
  • 1991 – Cap au pire (posthume)
  • 1995 : Eleutheria (publication posthume d’une pièce)
  • 2012 : Notes de Beckett sur Geulincx (posthume)

III) LA PENSEE – LES IDEES

Tout au long de son oeuvre théâtrale, Beckett s’évertue à déconstruire le théâtre traditionnel et pratique le fameux théâtre de l’absurde.

Jusque là, je ne vous apprends pas grand chose 😀 mais les thèmes inhérents à l’absurde sont constamment repris par S. Beckett dans son oeuvre :

– la tragédie que représente l’existence,

– le néant,

– la mort et l’anxiété qu’elle suscite,

– la difficulté à communiquer

L’écrivain irlandais est effectivement passionné par les sujets afférents à la notion du moi et ce, depuis sa plus tendre jeunesse. Par l’étude du moi il se penche sur les thèmes du mal-être et du vide qui, selon lui, l’anime.

En somme, Samuel Beckett est quelqu’un d’extrêmement gai, enjoué et optimiste avec qui, je suis sûr, j’aurais adoré prendre une tasse de thé Darjeeling, absolument infâme. 😛

 

DE LA ROCHEFOUCAULD, François VI (1613-1680)

 I) L’HOMME

  • nationalité française
  • né à Paris dans une famille de la très haute noblesse
  • se marie à 14 ans
  • entame une carrière de militaire, participe à la Guerre de Trente ans
  • 1637 : veut enlever la reine Anne d’Autriche mais se fait démasquer par Richelieu, embastiller huit jours durant et exiler sur les terres de son père
  • Gouverneur du Poitou puis duc
  • S’oppose au cardinal Mazarin ; participe à la Fronde ; grièvement blessé en 1652
  • Aura eu, entre-temps, un fils illégitime de Madame de Longueville (compliqué leurs histoires de fesses !!)
  • commence ses Mémoires et fréquente les salons mondains
  • se lie d’amitié avec Madame de Lafayette
  • dernière campagne militaire menée par Louis XIV
  • Atteint par la goutte, meurt à 66 ans à Paris

II) L’OEUVRE

  • 1662: Mémoires
  • 1665-1678 : Réflexions ou sentences et maximes morales (il y eut 5 éditions) – C’est un livre, plus communément considéré comme un chef-d’oeuvre, auquel je consacrerai un article.

III) LA PENSEE – LES IDEES

Il est considéré comme l’un des plus grands moralistes français du XVIIème siècle, aux côtés de La Bruyère, Pascal et encore La Fontaine.

Le thème cardinal de la pensée de La Rochefoucauld est celui de l’amour-propre qu’il définit comme  « l’amour de soi-même et de toutes choses pour soi ».

Louis Van Delft, professeur émérite de langues et littérature française à l’Université Paris X dit que : « La Rochefoucauld est un résistant, un « indigné », un militant. La cause qui l’anime, le soutient dans sa croisade sans croix? Faire advenir, au lieu des apparences, des impostures, de la violence faite au langage, de l’imagination « reine du monde » (Pascal), la lumière – lux – racine du mot lucidité »

 
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Publié par le 5 novembre 2012 dans Biographie

 

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HEMINGWAY, Ernest (1898-1961)

I) L’HOMME

  • Nationalité américaine
  • Né en 1898 près de Chicago
  • 1917 : reporter au Kansas City Star 
  • s’engage sur le front italien
  • Voyages aux Etats-Unis, en Afrique, au Tyrol et en Espagne
  • 1936 : s’engage comme correspondant de guerre auprès de l’armée républicaine en Espagne
  • participe à 39-45. Correspondant de guerre à Paris avec la division Leclerc
  • Voyages à Cuba, en Italie et en Espagne
  • 1954 : prix Nobel de littérature
  • 1961 : malade, il se tue avec un fusil de chasse, dans sa propriété de l’Idaho

II) L’OEUVRE

  • Romans

1926 : Torrents de printemps

1926 : Le soleil se lève aussi

1929 : L’Adieu aux armes

1937 : En avoir ou pas

1940 : Pour qui sonne le glas

1950 : Au-delà du fleuve et sous les arbres

1953 : Le Vieil Homme et la Mer

  • Nouvelles

Recueils
1923 : Trois histoires et dix poèmes

1925 : De nos jours

1927 : Hommes sans femmes

1928 : 50 000 Dollars

1933 : Le vainqueur ne gagne rien

1938 : La Cinquième colonne (pièce de théâtre) et 49 histoires

1961 : Les Neiges du Kilimandjaro et autres histoires

Nouvelles simples

1927 : Dix Indiens

  • Divers

1932 : Mort dans l’après-midi

1937 : Les Vertes Collines d’Afrique

  • Publications posthumes

1964 : Paris est une fête

1970 : Islands in the Stream, roman

1970 : En ligne. Choix d’articles et de dépêches de quarante années

1972 : E.H., apprenti reporter

1972 : Les Aventures de Nick Adams (Nick Adams stories)

1984 : 88 poèmes

1985 : L’Été dangereux. Chroniques

1989 : Le Jardin d’Éden, roman

1995 : Le Chaud et le Froid.

1999 : La Vérité à la lumière de l’aube.

 

III) LA PENSEE – LES IDEES

Très attaché au réel, Hemingway s’est toujours évertué à décrire deux types d’individus : les « deshumanisés » issus de la Grande Guerre et qui n’ont foi en rien mais aussi des individus que l’on peut qualifier de plus « simple » mais à la puissance émotionnelle rare.

Son style d’écriture, teinté de laconisme, est reconnu aujourd’hui comme un style marqueur ou repère du XXème siècle.

Ses rapports au désespoir et à la défaite, thèmes devenus récurrents dans ses oeuvres, peuvent expliquer en partie la relation à la mort qu’Hemingway aura entretenu toute sa vie durant…

 
 
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