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Archives de Catégorie: Classiques

Le Spleen de Paris, de Charles BAUDELAIRE

La vérité les gens, je suis bien content d’écrire cet article ! 🙂

Laissez-vous transporter par la prose suivante, on en discute après :

« Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air.

Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j’entends dans tes cheveux! Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique.

Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l’espace est plus bleu et plus profond, où l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.

Dans l’océan de ta chevelure, j’entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d’hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l’éternelle chaleur.

Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d’un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes.

Dans l’ardent foyer de ta chevelure, je respire l’odeur du tabac mêlé à l’opium et au sucre; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l’infini de l’azur tropical; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m’enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l’huile de coco.

Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs. »

Bon, hors de question de sombrer dans une scolaire lecture analytique. Encore une fois, désolé mon ami(e) lycéen(ne) de seconde ou première héhé, mais là, je cherche juste à vivre le texte et pas à chercher ou inventer les mécanismes du subconscient de Charlinou, au prétexte, non pas de paraître intelligent mais simplement d’avoir une bonne note ! C’est fini ce temps là ! 😉

Vivre donc, ce texte. Ressentir la chaleur du poil. Voir, halluciner des événements, des lieux. Franchement, c’est avec un texte pareil que l’on saisit la finesse de l’esprit humain. Quand nos soi-disants cousins proches chimpanzés et bonobos s’épouillent, l’être humain, lui, voit dans les cheveux un « port foumillant de chants mélancoliques » ou encore « de longues heures passées sur un divan« … Ca me laisse pensif, rêveur…

Charlinou adorait voyager. Il aura beaucoup voyagé d’ailleurs. Il transmet cela avec une force rare. La poésie est évidente, elle transparaît… Chez nous, la transe paraît…. 😉

Il y en a d’autres dans ce recueil, des poèmes en prose… beaucoup ont été étudiés, décortiqués, combien ont-ils été vécus? Loin de toute pression académique…

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

 

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La Peur, de Stefan ZWEIG

Monsieur Touki is back !! Non mais sans déconner, le mec, il parle de lui à la troisième personne et en anglais… non mais allô quoi !

Bref, mon absence aura été longue. le pourquoi est complexe. Mon retour lui est simple ; la preuve avec ce post !

Voilà ici (oui, on peut aussi écrire plus simplement « voici ») un recueil de six nouvelles de mon auteur favori. Le ressenti est puissant, varié et permanent. Lire c’est vivre.

1/ La Peur

Exceptionnelle. Saisissante. La peur. Coucher avec un autre homme quand on est mariée et avoir peur d’être découverte, par son mari. Une peur que l’on croit indicible. Une peur que transmet beaucoup trop efficacement Zweig. Poulàlà.

2/ Révélation inattendue d’un métier

Héhé, les fameux pickpockets ! Ca me rappelle mon année barcelonaise quand, bon sang de bonsoir, les pickpockets auront rendu fous nombre de mes camarades étudiants. Je me souviens terriblement de mon envie poignante de frapper, frapper et encore frapper ces espèces de CONNARDS sans scrupules et ben, notre ami Stefan, lui, arrive, par un magique sens de l’observation, à rendre ce personnage presque touchant… une sensation et une confrontation de sentiments opposés qui vaut la peine d’être vécue, jvouldis !

3/ Leporella

La jolie femme de chambre, ou pas, Leporella, convaincue d’être un objet, ou du moins traitée comme tel, s’éprend de son patron… Une femme naît, la beauté et la sensualité avec. A ressentir.

4/ La femme et le paysage

Je cède la parole à ce qui suit :

« Son visage aux yeux clos était tendu douloureusement; je m’aperçus,angoissé, qu’elle voulait s’éveiller et ne le pouvait pas, que ses sens égarés cherchaient de toutes leurs forces à s’évader de cette prison de ténèbres, à retrouver leur lucidité. Et le fait que, sous le masque de plomb du sommeil, quelque chose luttait pour se dégager de l’enchantement, suscitait en moi la dangereuse envie de la réveiller. Mes nerfs brûlaient du désir de la voir non plus en état de somnambulisme, mais éveillée et parlant comme un être réel. Ce corps aux jouissances sourdes, je voulais à tout prix le ramener à l’état conscient. Je l’attirai violemment à moi, je la secouai, j’enfonçai mes dents dans ses lèvres et mes doigts dans ses bras, afin qu’elle ouvrît enfin les yeux et fît consciemment ce que jusqu’alors seul un vague instinct l’avait poussée à faire. Elle se courba en gémissant sous la douloureuse étreinte. « Encore… Encore… » murmura-t-elle, avec une chaleur insensée qui m’excitait et me faisait perdre la raison. Je sentais que l’éveil était proche, qu’il allait percer sous les paupières closes, qui déjà tremblaient d’une manière inquiète. Je la serrai de plus en plus fort, je m’enfonçai plus profondément en elle; soudain une larme roula le long de sa joue et je bus la goutte salée. La terrible agitation de son sein augmentait sous mon étreinte, elle gémissait, ses membres se crispaient comme s’ils eussent voulu briser quelque chose de terrible, le cercle de sommeil qui l’emprisonnait; soudain — ce fut comme un éclair à travers le ciel orageux — quelque chose en elle se rompit. Elle fut de nouveau un poids lourd et inerte dans mes bras, ses lèvres se détachèrent, elle laissa retomber ses mains, et lorsque je la déposai sur le lit elle resta couchée comme morte. J’eus peur. Involontairement, je la touchai, tâtai ses bras et ses joues, tout était froid, glacé, pétrifié. Seules ses tempes battaient faiblement. Elle gisait là comme un marbre, les joues humides de larmes; une respiration légère caressait ses narines dilatées. De temps en temps un faible tressaillement la parcourait encore, vague descendante de son sang agité, mais les spasmes peu à peu s’apaisaient. De plus en plus elle ressemblait à une statue. Ses traits se détendaient et s’humanisaient, devenaient plus juvéniles, plus limpides. La crispation avait disparu. Elle s’était assoupie. Elle dormait. »

Mon idéal.

5/ Le Bouquiniste Mendel

Touchant, le vieil habitué du café, l’emblématique bouquiniste Mendel…. ben finit par mourir quoi ! Et là, l’insignifiant sinon ce qui était devenu coutumier, ben disparaît aussi…. et là…. ben c’est plus tout à fait la même chose. Son absence matérialise sa présence passée. Paradoxe finement, encore une fois, décrit par Zweig.

6/ La collection invisible

Un monsieur qui ne voit plus. Sa femme qui voit très bien. Un monsieur qui présente avec amour à tous ses visiteurs son exceptionnelle collection. Tous les visiteurs voient très bien mais personne ne la voit. Et pour cause, madame l’a vendue !! Situation non pas cocasse mais bel et bien troublante. Entre mensonge et vérité, où se situe l’équilibre ?

J’en ai terminé avec ce recueil. Lisez-le, vous vibrerez. 🙂

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

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Un soupçon légitime, de Stefan ZWEIG

« Pour ma part, j’en suis tout à fait certaine, le meurtrier c’est lui – mais il me manque la preuve ultime, irréfutable.  » Betsy « , me dit toujours mon mari,  » tu es une femme intelligente, qui observe vite et bien, mais tu te laisses mener par ton tempérament et tu portes souvent des jugements hâtifs.  » En fin de compte, mon mari me connaît depuis trente-deux ans et ses mises en garde sont peut-être, et même probablement, justifiées. Je dois donc, puisqu’il me manque cette preuve ultime, me faire violence pour réprimer mes soupçons devant les autres. Mais chaque fois que je le croise et qu’il s’approche de moi, brave et amical, mon cœur s’arrête de battre. Et une voix intérieure me dit : c’est lui et lui seul, le meurtrier. »
Me voici de nouveau, après une période vide de beaucoup de choses et notamment de lecture, avec une nouvelle !
Je suis sûr que je vous ai manqué 😀 ce qui, en soit, est une source de satisfaction non négligeable, un puits de bonheur sans fonds, si ce n’est celui de mon ego, un fleuve ou, au choix, une rivière de joie et d’exaltation menant à l’ataraxie…et plein d’autres trucs bien fantasques pour me convaincre que j’ai du vocabulaire !
Bref ! Quelles sont les nouvelles?
Ben, c’est une nouvelle à la Zweig, une nouvelle géniale, une nouvelle qui me rend fou. Fou de lui, de son écriture exceptionnelle, de sa facilité à transcrire le réel, l’indicible voire l’ineffable. J’en peux plus de ce Stefan. Il me paralyse, m’électrise. Je ne dirais pas qu’il m’électrolyse mais plutôt qu’il me titille l’hypophyse. Encore cette histoire de vocabulaire…
Un chien meurtirer, comme c’est sublime. Jouissif, doux mélange entre l’effroi et le sadisme. L’effroi de la situation, le sadisme… de la situation. « Il est génialement horrible ce putain de chien! » a-t-on envie de poétiquement se dire au fur et à mesure de la lecture. Je ne sais pas vous mais je suis resté partagé par rapport au chien. entre le massacrer ou lui faire un gros câlin. Des pulsions vicieuses me répondent gaiement « les deux » mais décrire ce tableau me rayerait à jamais de WordPress. 😉
Une lecture qui encore une fois, ne m’aura pas laissé indifférent. Il m’aura encore faire suer c’t’animal ! C’est bien le cas de le dire…
Monsieur Touki.
Du même auteur :
 

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Le Horla, de Guy de MAUPASSANT

« Je suis perdu ! Quelqu’un possède mon âme et la gouverne ! quelqu’un ordonne tous mes actes, tous mes mouvements, toutes mes pensées. Je ne suis plus rien en moi, rien qu’un spectateur esclave et terrifié de toutes les choses que j’accomplis. Je désire sortir. Je ne peux pas. Il ne veut pas ; et je reste, éperdue, tremblante, dans le fauteuil où il me tient assise. Je désire seulement me lever, me soulever, afin de me croire maître de moi. Je ne peux pas ! Je suis rivé à mon siège et mon siège adhère au sol, de telle sorte qu’aucune force ne nous soulèverait. Puis, tout d’un coup, il faut, il faut, il faut que j’aille au fond de mon jardin cueillir des fraises et les manger. Et j’y vais. Je cueille des fraises et je les mange ! Oh ! mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu ! Est-il un Dieu ? S’il en est un, délivrez-moi, sauvez moi! secourez-moi ! Pardon ! Pitié! Grâce ! Sauvez-moi ! Oh ! quelle souffrance ! quelle torture ! quelle horreur! »

Tiens, du Maupassant ! Et oui, on trouve de tout sur ce blog 😉

Pour tout vous avouer j’ai acheté le Horla avec, certes Hamlet de ce cher William (oui, je ne l’ai pas lu, je vous raconterai pourquoi plus tard) mais aussi avec Le Kamasutra est un jeu ou encore La Merditude des choses …. autant vous dire que j’étais soit très ouvert d’esprit, soit totalement paumé dans mes choix de lecture. Au final, je suis ressorti de la librairie avec sept livres sous le bras, pesant une tonne au demeurant, chose très pratique quand on s’apprêtait comme moi à faire un mini tour d’Europe en mode Road Trip…. ‘fin là, je m’égare 😀

Donc, Le Horla, dans le train du retour, état d’esprit pas jovial jovial et voilà que Maupassant me parle de folie ! Quelle guigne ! Cela dit, le parallèle avec Amok de Zweigouné chéri m’est venu instantanément et le simple constat que Guy parvienne à le concurrencer me fit à la fois adorer et détester ce livre.

Comment oser parler aussi bien de la folie ??? Il me perturbe, je croyais avoir trouvé la référence (dans le genre littéraire de la nouvelle les z’amis bien sûr) et voilà qu’avec des mots d’une justesse effarante, il décrit des sensations, des moments fugaces que l’on a tous au moins une fois vécu : troublant

Oui, mais voilà, Maupassant n’est pas un monument de la littérature pour rien et honte à moi si je croyais lire un « bouquin » à l’acabit littéraire du Kamasutra est un jeu (j’ai adoré ce livre aussi pourtant). 😉

Pour info, il y a deux versions du Horla : la première et, euh, … je vous laisse deviner tiens. Mon ‘tit conseil est de lire en premier lieu la seconde (merde, je l’ai dit) ; elle est plus longue et n’est que le développement de la première, sa synthèse de facto.

A lire, lire et relire !

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

Si c’est un homme, de Primo LEVI

Certes, Ce livre est hyper connu, hyper lu et même hypermarché euh non, a hypermarché…. euh non, toujours pas, ‘fin bref, vous avez compris.

Certes, ce livre vous a bouleversé.

Certes, ce livre ou plutôt, son auteur, a une histoire et un destin tragique.

Certes, il est fortement conseillé d’avoir un poil de moral pour le lire.

MAIS QUE CE LIVRE EST EXCELLENT !!

Je n’ai pas besoin me semble-t-il de chercher de passages, de citations : tout peut être pris comme tel, dans son ensemble.

L’émotion est grande, mélange de curiosité et d’incrédulité. Les mots sont inutiles… la critique également.

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

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L’Homme invisible, d’Herbert George WELLS

« Il saisit le gilet : le gilet se débattit; la chemise, s’en échappant, le laissa flasque et vide aux mains de l’agent.
« Tenez-le bien! criait à tue-tête Jaffers.Si jamais il sort de ses habits!…
– Tenez-le bien!  » répétait chacun.
Et tout le monde de se précipiter sur cette chemise blanche qui s’agitait et qui était maintenant tout ce que l’on pouvait voir de l’étranger. »

Dans chaque sphère, domaine, entité, il y a un spécialiste, un « meilleur » que les autres. Pour la science-fiction, ce meilleur est Herbert George Wells. Ouch, je fais pas dans la nuance !! En même temps, ce monsieur est un génie.

L’auteur de La Guerre des mondes nous propose avec L’Homme invisible,  un véritable chef d’oeuvre de la littérature.

Le ressenti, hypnotisant. L’on ne peut pas s’arrêter de lire. Le scénario est exceptionnel, le style est excellent : que demande le peuple ?!?! Il finit même par pointer une once de nostalgie…au moment d’achever le livre et de déjà se languir de la lecture passée.

A lire. 🙂

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

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Le vieil homme et la mer, d’Ernest HEMINGWAY

On s’en fout mais je le dis quand même, ce livre est MON livre. LE livre. Celui qui m’aura rendu amoureux. Amoureux de lire. Amoureux des mots. Amoureux des gens, de leur histoire. Un livre qui m’aura initié malgré lui, probablement, à la tolérance, à l’acceptation d’autrui, de ses souhaits, de ses aspirations, de son destin même peut-être.

Ce livre n’est pas un guide, il est le déclencheur. Quand, à 8 ans, je le lus pour la première fois, ma vie bascula, mon esprit chavira. Mon cerveau fit émerger une partie jusque là enfouie…. la curiosité, insatiable, inextinguible, inexpugnable et autres adjectifs à quatre syllabes.

Bref, ce livre, ce chef d’oeuvre, l’histoire d’un homme, un vieil homme même, et de sa vie, la mer.

« Il regarda la mer et sut comme il était seul. Mais il distinguait les prismes de l’eau sombre et profonde, et la ligne qui le tirait vers l’avant, et l’étrange ondulation du calme. Les nuages s’accumulaient maintenant sous le souffle de l’alizé, et quand il regarda droit devant il aperçut un vol de canards sauvages comme découpés contre le ciel et l’eau, puis s’effaçant, puis nets à nouveau et il sut qu’aucun homme n’était jamais seul sur la mer.« 

Un combat, avec un poisson, un gigantesque espadon.

« Si tu n’es pas fatigué, le poisson, dit-il fort, tu ne dois pas être ordinaire. »

Un combat cruel, une lutte respectueuse et humble : « Poisson, dit-il, je t’aime et je te respecte beaucoup. Mais je t’aurai tué avant que ce jour finisse« 

Je ne peux pas en dire plus. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes les extraits suivants :

« Il vit d’abord une ombre très sombre qui prit si longtemps pour passer sous son bateau qu’il ne put en croire la longueur.

– Non, dit-il. Il ne peut pas être gros comme ça ?
Mais il était aussi gros que ça et lorsqu’à la finn du cercle il émergea à la surface à même pas trente mètres du bateau, il vit sa queue sortir de l’eau. Elle était plus haute qu’une grande lame de faux, et d’un bleu lavande au-dessus du bleu sombre de l’eau. Elle le suivait pendant qu’il nageait juste sous la surface et le vieil homme distinguait maintenant son énorme
volume, et les rayures mauves qui le zébraient. Il avait replié son épine dorsale, mais les nageoires pectorales étaient largement déployées. »

et la fin du combat :

« Alors le poisson eut un soubresaut de vie, avec la mort en lui, et s’éleva haut sur la mer, déployant toute son immense longueur, sa puissance massive et sa beauté. Il sembla suspendu en l’air au-dessus du vieil homme dans son canot. Puis il retomba dans la mer dans un écrasement qui renvoya son écume sur le vieux et remplit son canot. »

et ben non, le combat ne fait que commencer, éternel recommencement :

« Ils naviguaient bien, et le vieil homme laissait tremper ses mains dans l’eau salée et essayait de garder la tête claire. Il y avait de hauts cumulus, et assez de cirrus au-dessus d’eux pour qu’il sache que la brise durerait toute la nuit. Et tout le temps le vieil homme regardait le poisson, pour être sûr que c’était vrai. C’était une heure avant que le premier requin les attaque. »

Monsieur Hemingway, merci.

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

Du même auteur :

Pour qui sonne le glas

 

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