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Archives de Catégorie: Humour

Petit traité d’intolérance, de CHARB

« Mort au(x)… » voici commencent tous les titres des articles, brèves, satires ou tout ce que vous voulez qui a à voir avec des propos corrosifs, sanglants et surtout ne pardonnant rien à personne.

Charb, alias Stéphane Charbonnier, directeur de publication de Charlie Hebdo – oui, le gentillet petit journal qui adore se faire incendier pour…. faire raquer les compagnies d’assurances bien sûr !! 😉 –  nomme lui même ces petites critiques des fatwas, une appellation somme toute dénuée d’une quelconque connotation religieuse. 😉

Tout y passe, accrochez-vous, vous allez vous faire décaper à coup de Destop, ou de Domestos, il ne se préoccupe guère de cette distinction.

Attention les pue-des-mains, les tongs, les chauves à perruque, les moustaches de Bachar Al-Assad, les supporteurs de rugby ou encore ceux qui rentrent d’Inde : vous n’allez pas vous relever de la taloche qu’il va vous mettre.

Charb propose ainsi, concernant les slameurs, « qu’il faut scier les cordes vocales de ces curés de la poésie avec une lime à ongles rouillée » ou encore concernant la business class « qu’il faut enfermer à vie les directeurs des compagnies aériennes dans des chiottes d’avion et de ne les nourrir qu’avec des biscuits apéritifs ». 😀

Vous l’aurez compris, la subtilité n’est pas son fort et tant mieux, je me suis tellement marré en lisant ce livre qu’il m’a rappelé le bien fade Ca m’agace de Fournier, politiquement correct mais bien moins incisif à mon goût. Car, dans le fond, ce livre, accumulation et/ou synthèse de la « rageuserie », montrera quelque chose d’intéressant : que la même personne rira d’un article en disant qu’il est top et sera choquée par un autre puisqu’après tout, celui-ci ne répondra pas à sa compréhension de la vie, la seule acceptable ou du moins non criticable…

Cela voudrait-il dire que nous sommes réellement intolérants ?? Zut, je suis paumé… 😉

Allez, pour son prix ultra modique, il vaut bien l’achat !

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

 
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Publié par le 9 mars 2013 dans Humour

 

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Ça m’agace, de Jean-Louis FOURNIER

« Les musiciens du Métro jouent faux, les désespérés se jettent sous mon TGV, le serveur vocal ne me dit pas un mot gentil, une mite a fait un trou dans mon pull, les croissants sont mauvais, les moustiques me piquent, ma voisine joue du Karcher, l’humoriste ne me fait pas rire, les camions m’empêchent de doubler, les pigeons me chient sur la tête… ça m’agace »

Voici comment Jean-Louis Fournier débute son livre ! L’humour, vous l’aurez compris, est au coeur de ce recueil de brèves.

47 historiettes, anecdotes ou boutades de la vie de tous les jours sont, avec agacement humoristique donc, présentées.

Le début est excellent, j’ai beaucoup ri, dans le train… je suis même passé probablement pour une personne étrange auprès de la très vieille dame qui ronflait les yeux ouverts… un comble n’est-ce pas 😉

Seulement voilà, seules 6 boutades valent le détour selon moi… arf, je suis sévère me direz-vous… Oui mais voilà, pour 15€, on devient vite exigeant, c’est con mais c’est humain donc on critique pas 😛

Voici ma petite histoire favorite :

Les moustiques

« Tu es fier d’attaquer un homme couché? Petit lâche. 

Qu’est-ce qu’il t’a fait, l’homme couché, pour que tu t’acharnes sur lui pendant toute une nuit? Il ne demandait rien, il était fatigué, il voulait simplement dormir. Tu as gâché sa nuit.

Pourquoi, la nuit, tu ne dors pas, comme tout le monde?

Tu vas me répondre que tu étais en situation de légitime défense. C’est faux, j’ai attendu une heure avant de décider de t’écraser. Tu as échappé au pire, l’arme chimique, la bombe insecticide qui fait mourir dans des souffrances atroces. Auparavant, j’avais tenté des négociations, je t’ai laissé le temps de réfléchir, le temps de mesurer le risque que tu prenais. C’est toi qui as commencé ; moi, je n’ai jamais voulu te piquer. Si encore tu étais silencieux…

Le pire, c’est, quand on s’est foutus une grande claque dans la figure pour t’écraser et qu’on pense avoir réussi, d’entendre, quelques minutes plus tard, alors qu’on commence à s’endormir, ta petite musique diabolique. Là, on devient fou, on est capable de tout.

J’ai appris que, dans les colonies, où tu te fais appeler tigre pour impressionner, tu continues à t’attaquer aux faibles. Tu transmets le paludisme, la dengue et la filariose, tu fais mourir un tas de gens qui ne t’ont rien fait. En t’écrasant, je fais une bonne action. Je serais toi, j’aurais honte d’exister.

Evidemment, tu as un alibi, tu nourris les oiseaux.

ON VA DIRE AUX OISEAUX DE MANGER DES FRITES. »

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 
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Publié par le 5 janvier 2013 dans Et après, Humour, XX-XXIèmes siècles

 

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Les nouveaux cons, d’Etienne LIEBIG

Bon dieu, que ce bouquin est drôle !!

L’important ici n’est pas d’approuver ce qui est écrit mais bel et bien de tout prendre au second degré. Peut-être, l’auteur pense ce qu’il dit… et alors?? Personnellement, je n’ai pas arrêté de rire !

Rire, rire, rire, mais que c’est bon !! Ici, tout le monde en prend pour son grade: de la fille voilée au jeune d’école de commerce en passant par le bloggeur, personne n’est épargné.

L’auto-dérision, voici la clé pour aimer ce livre… en voici quelques extraits :

Le bloggeur

[…] Certains se prennent littéralement au sérieux et passent une partie de leur vie à rédiger des papiers que personne ne lira, mais qu’ils ont l’impression de livrer à tous les peuples de la terre parce qu’ils le lancent sur Internet. Ils se couchent, fiers du devoir accompli, en rêvant que leur prose va changer le monde et faire évoluer la pensée politique générale. […]

Le jeune d’école de commerce

[…] En fait, on a l’impression que ces braves cons jouent une pièce de théâtre dans laquelle ils prennent toutes les apparences du « commercial qui vend des puits de pétrole à des émirs » : le bon costard, les bonnes chaussures vernies, le bon attaché-case, le bon ordinateur, la bonne coupe de cheveux, le bon sourire de carnassier. Ils ne marchent pas, ils courent, bouffent dans des restos, font des fêtes, s’alcoolisent, s’en mettent plein le nez et niquent les jolies filles de leur promo qui leur ressemblent, mais en blondes à cheveux lisses. […]

Comme promis, il suffit de mettre tous ses affects de côté et c’est parti pour une bonne tranche de rigolade 🙂

A vous de me dire!

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 
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Publié par le 19 décembre 2012 dans Et après, Humour

 

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