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Archives de Catégorie: Inter nos

Harry Potter et l’Enfant maudit, de J.K ROWLING, Jack THORNE & John TIFFANY

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« Il est temps que remonter le temps devienne une chose du passé »

Cela faisait quelques temps que je résistais à l’envie de lire ce livre. Etant dans un doute inconfortable au sujet de ses créateurs et ne voulant absolument pas être déçu, j’avais jusqu’alors obstinément refusé de le lire.

Puis vient l’annulation d’un vol Air Canada et son report au lendemain. Le soir, en mangeant un repas digne d’un 3 étoiles à l’Ibis budget de Roissy CDG, je rencontre un couple très sympathique et ne me demandez pas pourquoi, nous venons à parler d’Harry Potter. La jeune femme est une passionnée invétérée de cette saga et la lit chaque année, ayant à chaque fois l’impression de retrouver des amis.

Intrigué par tant de passion, je la questionne sur la pièce de théâtre -écrite/co-écrite?- nouvellement sortie. Après en avoir parlé pendant environ une heure et demie, je me décide à le lire.

Le lendemain, dans l’avion, bim bam boum, avalé : le livre.

Quel bonheur de retrouver tous ces joyeux fanfarons sous de nouvelles perspectives. Quelle joie immense de pouvoir de nouveau penser à la place de ces personnages. Quel délice de pouvoir tester à nouveau le Polynectar.

Que de chouettes choses au final. Quelques minis frustrations certes… certains passages ne sont pas assez touffus. Mais pour une pièce de théâtre, on a bel et bien l’impression de lire un roman.

En un mot : extraordinaire.

Finem Spicere,

Monsieur Touki

PS : ah oui, et pour les auteurs, JK Rowling a pris une part prépondérante dans le scénario et l’écriture. Seule la mise en scène a été principalement (et logiquement) réalisée par Jack Thorne et John Tiffany. Ouf, fin du suspense.

 

 

 

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GARCÍA MÁRQUEZ, Gabriel (1927-2014)

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« J’ai l’impression, qu’en m’attribuant le prix, qu’ils ont tenu compte de la littérature du sous-continent américain et, que ce faisant, ils cherchaient à récompenser toute la littérature de cette région. »

GGM, après avoir reçu le Nobel de littérature en 1982

 

I) L’homme

  • Naissance en Colombie, à Aracataca
  • Aîné de onze enfants
  • Elevé par ses grands-parents maternels, dont son grand-père, militaire
  • Sa mère est absente
  • Proche de son grand-père dont il a beaucoup appris (Papalelo)
  • Inspiré par les histoires de revenants de sa grand-mère
  • Obtient son baccalauréat en étudiant à l’internat
  • Etudiant en droit à 20 ans
  • Journaliste à « l’heraldo de Baranquilla »
  • Découverte et inspiration de Faulkner, Joyce, Hemingway, Woolf et Kafka
  • Voyage à Genève et Rome à 28 ans
  • Paris par après
  • Voyages en Allemagne de l’Est, Union soviétique, Hongrie et séjour à Londres (1958)
  • Retour en Colombie
  • Ouvre une agence d’informations « Prensa latina » d’où il travaille depuis Cuba et NYC
  • S’installe par après à Mexico où commence la rédaction de Cent ans de solitude
  • Va vivre à Barcelone 6 ans, à 40 ans
  • En 1981, obtient la légion d’honneur en France par François Mitterand
  • En 1982: Prix Nobel de littérature.
  • Exilé de Colombie, il s’installe quelques années au Mexique
  • 1999 : cancer lymphatique dont il parvient à guérir
  • Il écrit floraison de livres jusqu’en 2010, dont le polémique Mémoire de mes putains tristes en 2004
  • 2012, il perd peu à peu la mémoire
  • 2014, décède à son domicile à Mexico le 17 avril

 

II) L’oeuvre

Romans

  • 1955 – Des feuilles dans la bourrasque
  • 1961 – Pas de lettre pour le colonel
  • 1962 – La Mala Hora
  • 1967 – Cent ans de solitude
  • 1975 – L’Automne du patriarche
  • 1981 – Chronique d’une mort annoncée
  • 1985 – L’Amour aux temps du choléra
  • 1986 – L’Aventure de Miguel Littín, clandestin au Chili
  • 1989 – Le Général dans son labyrinthe
  • 1994 – De l’amour et autres démons
  • 1997 – Journal d’un enlèvement

Nouvelles

  • 1962 – En este pueblo no hay ladrones
  • 1962 – Les Funérailles de la Grande Mémé
  • 1972 – L’Incroyable et Triste Histoire de la candide Eréndira et de sa grand-mère diabolique
  • 1992 – Douze Contes vagabonds
  • 2004 – Mémoire de mes putains tristes

Autres

  • 1970 – Récit d’un naufragé
  • 1982 – Une odeur de goyave
  • 2002 – Vivre pour la raconter

 

III) La pensée, ses idées

Journaliste et reporter naturel, il n’aura de cesse de s’intéresser, probablement de s’indigner mais surtout de retranscrire ses ressentis sur l’actualité latino-américaine dans son oeuvre.

« Je suis un romancier, disait-il, et nous, les romanciers, ne sommes pas des intellectuels, mais des sentimentaux, des émotionnels. Il nous arrive à nous, Latins, un grand malheur. Dans nos pays, nous sommes devenus en quelque sorte la conscience de notre société. Et voyez les désastres que nous provoquons. Ceci n’arrive pas aux Etats-Unis, et c’est une chance. Je n’imagine pas une rencontre au cours de laquelle Dante parlerait d’économie de marché. »

D’influence et finalement de conviction communiste, il soutient et affiche publiquement son admiration pour le régime cubain de Fidel Castro. Il s’oppose à l’impérialisme américain, ce qui lui vaut par ailleurs d’être boycotté et surtout privé de visa pendant un certain temps.

Opposé au capitalisme libéral, il milite ardemment pour la paix en Amérique Latine et s’indigne des nombreuses dictatures présentes sur le continent.

Au delà de la politique et de la mythologie, Garcia Marquez n’aura jamais cessé d’élaborer un immense discours sur la mort et sur la solitude, que ce soit dans Les Funérailles de la Grande Mémé, L’Automne du patriarche, Chronique d’une mort annoncée et, bien entendu, Cent ans de solitude qui porte sur la fin d’une dynastie et d’une civilisation. « Je pense évidemment à la mort », avait-il déclaré. « Mais peu, aussi peu que possible. Pour en avoir moins peur, j’ai appris à vivre avec une idée très simple, très peu philosophique : brusquement tout s’arrête et c’est le noir absolu. La mémoire est abolie. Ce qui me soulage et m’attriste, car il s’agira là de la première expérience que je ne pourrai pas raconter. »

 

 

 

 

 

L’élégance du hérisson, de Muriel BARBÉRY

« Etre pauvre, laide et, de surcroît, intelligente, condamne, dans nos sociétés, à des parcours sombres et désabusés auxquels il faut mieux s’habituer de bonne heure. A la beauté, on pardonne tout, même la vulgarité. L’intelligence ne paraît plus une juste compensation des choses comme un rééquilibrage que la nature offre aux moins favorisés de ses enfants, mais un jouet superfétatoire qui rehausse la valeur du joyau. La laideur, elle, est toujours déjà coupable et j’étais vouée à ce destin, tragique avec d’autant plus de douleur que je n’étais point bête. »

On aime ou aime pas. Le style ampoulé, riche en vocabulaire, TRES riche en vocabulaire même.

Un style qui rappelle par endroit celui de Victor Hugo….non pas que Muriel écrive en alexandrin, non, non, rien de cela, mais une écriture au fouillis culturel qui lui ressemble.

Personnellement, je me suis laissé emporter…d’une traite, ce livre a été bu.

Pédanterie diront certains, génie diront d’autres. On aime ou on aime pas : l’indifférence n’est pas de mise.

Cela, c’est pour le style, la forme. Quid du fond? Paradoxal, des personnages qui sont finalement l’inverse de ce qu’ils prétendent être. Oui, la concierge est bien une concierge et la petite Paloma est bel et bien une personne conformiste à souhait. Mais bon, peut-on les blâmer? Je me sens moi-même unique. Je me pavane avec une tête de loup solitaire mais pourtant, je kiffe les 5 étoiles en sachant pourtant qu’ils détruisent la forêt et je ne dis jamais non à un bon vieux Marvel…

Ces paradoxes, liés à un style divin, rendent un tout subtilement élégant. J’ai hâte de lire d’autres Barbéry.

Finem Spicere,

Monsieur Touki

 
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Publié par le 7 décembre 2015 dans Inter nos

 

Mes amis mes amours, de Marc LÉVY

Ce livre est le premier que j’ai lu de Marc Levy. Ayant longtemps entendu parler de cet auteur et de ses talents d’écriture, je me suis laissée tenter ; et, quelques jours avant Noël, me voilà ressortie d’une librairie avec quelques uns de ses ouvrages. Etant une romantique dans l’âme, je me suis laissée attendrir par le titre de ce livre et pensais sincèrement y trouver quelque chose qui allait me transcender…

L’histoire: deux pères trentenaires (Antoine et Mathias), tous deux séparés, un étant libraire, l’autre architecte décident, un jour, de « réinventer » la vie en s’installant ensemble dans le quartier français de Londres. Leurs conditions: pas de baby-sitter et aucune présence féminine dans la maison.

On suit la vie quotidienne des personnages, avec ses lots de joie, tristesse, disputes, rencontres, (re)découverte d’émotions, de sentiments qu’ils pensaient perdus ; tout cela dans un style d’écriture simple et agréable.

Toutefois, l’histoire d’amitié relatée dans ce livre n’est pas vraiment celle que je m’étais imaginée. En effet, les deux personnages principaux ne font que se disputer et, à la longue, ça en devient lassant… Antoine est, selon moi, un peu trop directif et son envie de toujours tout contrôler m’a fortement agacée.

Les histoires sont également, à mon goût, un peu trop prévisibles. Par exemple,  Antoine avec sa meilleure amie, Sophie : ils passent énormément de temps ensemble, se rendent des services, se donnent des conseils concernant leur vie sentimentale respective. On sait dès le début ce qu’il se trame entre eux et on se demande quand arrivera le moment où ils arrêteront enfin leurs simagrées et affronteront, une bonne fois pour toute, leurs sentiments.

Aussi, il m’a fallu attendre d’arriver à mi-chemin pour découvrir un personnage attachant et réellement ressentir des émotions, ses émotions: Audrey, c’est un peu moi sentimentalement parlant.

Bref, mon ressenti est assez mitigé.

Je me demande bien ce que les habitués de Levy ont pensé de ce livre.

Finem Spicere,

Mademoiselle Dona Rosa.

 
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Publié par le 3 mars 2014 dans Inter nos

 

L’Orthographe est un jeu, de Nicole RICALENS-POURCHOT

 

Après le Kamasutra, l’Orthographe ! Si vous me disiez un jovial « mais rien à voir ! » je vous répondrais, d’un ton à peine malicieux, « bah si, ça s’apprend à l’école ! ». Une minute après, vous auriez déguerpi, certes…

BREF, l’Orthographe. Mais oui que c’est un jeu. L’orthographe est, avouons-le, un peu chiantounette, avec beaucoup d’exceptions, d’incohérences, de résidus d’ignorance… mais elle n’en demeure pas moins source de jeux incroyables.

« C’est le pompon ! Certains mots se permettent des extravagances en renonçant au m devant b, p et m. »

Ainsi à travers 50 jeux disséminés dans 12 chapitres, la linguiste au nom composé prédestiné, Nicole Ricalens-Pourchot, vous emmène dans la cour de récré. Et pourquoi ci? Et pourquoi pas comme ça ?

Ainsi vous aurez tout loisir à trouver la solution de problèmes plus complexes les uns que les autres :

Exemple : jeu FOUILLIS, remettez le mot dans l’ordre

a) SUNCCITC : bref. (j’y réfléchis encore aujourd’hui)

b) DRAIRHERE : colique (mon imagination s’y refuse même si a) 😉 )

… et plein d’autres encore plus insolubles.

Vous l’aurez compris, en tant qu’amateur de jeux de mots bidons à défauts d’être bidonnants, j’ai beaucoup apprécié ce livre simple, accessible et toujours instructif.

Un chouette moment pour 3€ que l’on peut, en plus, partager aisément avec autrui.

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

 

 
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Publié par le 17 juillet 2013 dans "Est un jeu", Inter nos, Les collections

 

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Cap au pire, de Samuel BECKETT

« Lentement ils disparaissent. Tantôt l’un. Tantôt la paire. tantôt les deux. Lentement réapparaissent. tantôt l’un. Tantôt la paire. Tantôt les deux. Lentement ? Non. Disparition soudaine. Réapparition soudaine. Tantôt l’un. Tantôt la paire. tantôt les deux. »

Marasme de mots.

Le but voulu par Samuel, l’exténuation.

Le ressenti, le tournis.

Nauséeux, ce livre est une illusion d’optique. Il ne raconte rien, ne berce pas mais épuise, étourdit, insidieusement.

A lire, probablement pas. A subir, très certainement.

Pragmatiquement, 8,50€ pour 62 pages d’un truc qui donne la nausée : autant aller dans un parc d’attraction 😉

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

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Quelque part dans l’inachevé, de Valérie LAMESCH

« Sans cesse cette fêlure, cette frontière.
Seule, à peine sûre de son existence.
Un manque absurde, inutile, douloureux. Une envie de sa présence, de se projeter dans le passé, de revenir au point de fracture. Modifier le fil du temps. Un désir si fort, si impérieux qu’il étouffe les mots. Un silence commode qui masque les vérités vulgaires de la vie, qui nimbe tout d’un non-dit confortable et terrifiant. »

Troublant.

Affamant.

Aigu (oui, oui, aigu :D).

Etourdissant.

Et finalement, surtout touchant.

Tous les sens y passent. Les états d’esprit aussi. Ce livre, cet écrivain, joue avec nous, avec nos affects plus ou moins refoulés. Il va puiser au fond nos organes la source du réel, le nôtre, le vôtre, le leur.

L’univers est celui de la relation amoureuse, du moins, c’est mon avis. D’autres y croiront aussi mais seront probablement désabusés. D’autres vilipenderont cette vision de l’amour ou harangueront cette pauvre Héloïse infoutue de se sortir les doigts – relent poétique s’il en est. Certains, comme moi, se perdront, se laisseront emporter dans le tourbillon des mots qui finissent par n’en plus être. Ils vogueront au gré des pages, s’envoleront à celui des ressentis, s’émerveilleront devant la vérité qu’il croient détenir.

Bon, c’est pas tout ça mais c’est que je me perds dans mes nuages là ! « L’histoire, c’est quoi bordel ?! » auriez-vous envie de me dire ! « Mais minute couillon, laisse-moi jouir en paix voyons » vous répondrais-je d’un ton toujours aussi poétique.

Bon, ça y est, je suis frustré, vous m’avez coupé dans mon élan. 😦

L’histoire, donc : Héloïse, étudiante en philo, s’éprend pour son prof, Adam K.

Et oui, ça casse pas trois pattes à un canard ! Cela étant, si l’on y réfléchit bien, je vous mets au défi de trouver quelque chose qui le fait… 😉

Non, plus sérieusement, le tourbillon est là, les mots m’ont happé et malgré mon grand pacifisme, m’ont fait valser d’un bout à l’autre du ring. On ne lit plus, on vit, on ressent.

Ma raison de lire, ressentir. Valérie Lamesch vient de m’offrir un moment comme je le disais plus haut, jouissif.

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 
 
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