RSS

Archives de Catégorie: Littérature belge

Le joueur de flûte, de Béatrice BEAUMARAIS

« Plus de piaule ! J’ai faim… Claire ne répond pas, rien ne va plus ! »

Voilà en substance l’état des lieux de la vie de Manuel, un gars qui aime bien s’attirer tout un tas d’ennui  et qui joue probablement de malchance.

Quand l’envie lui prend de quitter cette vie qu’il considère comme misérable, un chant, une mélodie, un doux souffle émanant d’une flûte… émerge. Yeshua, le joueur, le ramène petit à petit à la vie… et parvient à le faire croire de nouveau à ce qu’il y a de plus fort en ce bas monde : l’amour.

Bon, et ben dis-donc, cette BD m’aura franchement bien ennuyé !! Elle coule de source, est sans surprises et surtout sent l’eau de rose à plein nez.

Cependant, je lui reconnais un certain esthétisme, une mélodie poétique se dégage au fur et à mesure de la lecture.. et cela est bien appréciable. Autrement, bof bof bof.

Cette critique constructive terminée, je vous laisse le soin de lire cette BD et de me donner votre avis !! 🙂

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

Publicités
 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Quelque part dans l’inachevé, de Valérie LAMESCH

« Sans cesse cette fêlure, cette frontière.
Seule, à peine sûre de son existence.
Un manque absurde, inutile, douloureux. Une envie de sa présence, de se projeter dans le passé, de revenir au point de fracture. Modifier le fil du temps. Un désir si fort, si impérieux qu’il étouffe les mots. Un silence commode qui masque les vérités vulgaires de la vie, qui nimbe tout d’un non-dit confortable et terrifiant. »

Troublant.

Affamant.

Aigu (oui, oui, aigu :D).

Etourdissant.

Et finalement, surtout touchant.

Tous les sens y passent. Les états d’esprit aussi. Ce livre, cet écrivain, joue avec nous, avec nos affects plus ou moins refoulés. Il va puiser au fond nos organes la source du réel, le nôtre, le vôtre, le leur.

L’univers est celui de la relation amoureuse, du moins, c’est mon avis. D’autres y croiront aussi mais seront probablement désabusés. D’autres vilipenderont cette vision de l’amour ou harangueront cette pauvre Héloïse infoutue de se sortir les doigts – relent poétique s’il en est. Certains, comme moi, se perdront, se laisseront emporter dans le tourbillon des mots qui finissent par n’en plus être. Ils vogueront au gré des pages, s’envoleront à celui des ressentis, s’émerveilleront devant la vérité qu’il croient détenir.

Bon, c’est pas tout ça mais c’est que je me perds dans mes nuages là ! « L’histoire, c’est quoi bordel ?! » auriez-vous envie de me dire ! « Mais minute couillon, laisse-moi jouir en paix voyons » vous répondrais-je d’un ton toujours aussi poétique.

Bon, ça y est, je suis frustré, vous m’avez coupé dans mon élan. 😦

L’histoire, donc : Héloïse, étudiante en philo, s’éprend pour son prof, Adam K.

Et oui, ça casse pas trois pattes à un canard ! Cela étant, si l’on y réfléchit bien, je vous mets au défi de trouver quelque chose qui le fait… 😉

Non, plus sérieusement, le tourbillon est là, les mots m’ont happé et malgré mon grand pacifisme, m’ont fait valser d’un bout à l’autre du ring. On ne lit plus, on vit, on ressent.

Ma raison de lire, ressentir. Valérie Lamesch vient de m’offrir un moment comme je le disais plus haut, jouissif.

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 
 
%d blogueurs aiment cette page :