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Les Aventures de Tintin, tome 03 : Tintin en Amérique, d’HERGÉ

Tintin en Amérique ou  Tintin Vs Al Capone : fallait oser monsieur RG (Georges Rémi et pas Roland Garros, hein !) !

D’ailleurs tiens, si je ne m’abuse, il est rare que l’auteur belge utilise de véritables noms dans sa série culte. Un Goscinny l’aurait probablement appelé Alcaponix ou encore Granbandidamérix mais non, Hergé assume, il appelle un chat, un chat.

Cette remarque inutile effectuée, revenons un peu sur ce tome ci. Je me souviens très bien qu’il fut mon préféré pendant très longtemps ! Pourquoi? En raison d’une action incessante : ça bouge et ça se tape dessus ! Tintin devient un super-héros qui prendrait l’allure d’un mix entre Walker Texas Ranger, Blueberry, Lucky Luke pour la version comique et même Superman lorsqu’il se pare d’une armure de chevalier et fait un aller-retour tranquillou dans les oubliettes (avec l’escalier en colimaçon qui va avec), un revolver à la main, pour sauver Milou chéri.

Ah, et il y a toujours des minis polémiques, sur les indiens cette fois : Hergé est suspecté de racisme…. bah, de tout façon, il est mort, donc on s’en fiche si à l’époque il l’était… C’était la phrase cynique du jour !

Allez, un poil de cynisme supplémentaire avec cette citation savoureuse : « Monsieur Tintin ! Monsieur Tintin ! Ecoutez-moi ! Laissez-moi vous convertir à la nouvelle religion néo-judéo-bouddho-islamo-américaine, dont les dividendes sont les plus élevés in the world ! »

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

Dans la même série :

Tintin au Congo

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Publié par le 11 mars 2013 dans Le coin BD, Les aventures de Tintin

 

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La Vague, de Todd STRASSER

« J’étais là quand tout a commencé. L’idée, c’était de nous montrer comment l’Allemagne nazie avait pu voir le jour. Le but, ce n’était évidemment pas de faire de nous des petits nazis. Mais de… de… »

Transformer une salle de classe en une bande de petits nazis… c’est fastoche !! Suffit d’avoir une règle en bois qui claque bien sur le bureau, une voix grave, une cravate pour faire sévère ou sérieux et un tout petit grain de folie. Ben Ross, le prof d’histoire a un peu de tout ça et ce qu’il se passe dans sa classe devient vite proprement incroyable. Y croire serait difficile si cela n’était pas le récit romancé d’une histoire vraie…

Que ressentir en lisant ce livre? Ma foi, pas grand chose, sinon une très grande facilité de lecture, presque un sentiment d’avoir affaire à un livre très moyen. Peu de puissance dans les mots mais une réelle force dans le scénario… dommage, j’aurais bien aimé un grand écrivain pour conter cette histoire…

A lire donc, vite, mais à lire.

A votre ressenti !!!

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 
 

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Le vieil homme et la mer, d’Ernest HEMINGWAY

On s’en fout mais je le dis quand même, ce livre est MON livre. LE livre. Celui qui m’aura rendu amoureux. Amoureux de lire. Amoureux des mots. Amoureux des gens, de leur histoire. Un livre qui m’aura initié malgré lui, probablement, à la tolérance, à l’acceptation d’autrui, de ses souhaits, de ses aspirations, de son destin même peut-être.

Ce livre n’est pas un guide, il est le déclencheur. Quand, à 8 ans, je le lus pour la première fois, ma vie bascula, mon esprit chavira. Mon cerveau fit émerger une partie jusque là enfouie…. la curiosité, insatiable, inextinguible, inexpugnable et autres adjectifs à quatre syllabes.

Bref, ce livre, ce chef d’oeuvre, l’histoire d’un homme, un vieil homme même, et de sa vie, la mer.

« Il regarda la mer et sut comme il était seul. Mais il distinguait les prismes de l’eau sombre et profonde, et la ligne qui le tirait vers l’avant, et l’étrange ondulation du calme. Les nuages s’accumulaient maintenant sous le souffle de l’alizé, et quand il regarda droit devant il aperçut un vol de canards sauvages comme découpés contre le ciel et l’eau, puis s’effaçant, puis nets à nouveau et il sut qu’aucun homme n’était jamais seul sur la mer.« 

Un combat, avec un poisson, un gigantesque espadon.

« Si tu n’es pas fatigué, le poisson, dit-il fort, tu ne dois pas être ordinaire. »

Un combat cruel, une lutte respectueuse et humble : « Poisson, dit-il, je t’aime et je te respecte beaucoup. Mais je t’aurai tué avant que ce jour finisse« 

Je ne peux pas en dire plus. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes les extraits suivants :

« Il vit d’abord une ombre très sombre qui prit si longtemps pour passer sous son bateau qu’il ne put en croire la longueur.

– Non, dit-il. Il ne peut pas être gros comme ça ?
Mais il était aussi gros que ça et lorsqu’à la finn du cercle il émergea à la surface à même pas trente mètres du bateau, il vit sa queue sortir de l’eau. Elle était plus haute qu’une grande lame de faux, et d’un bleu lavande au-dessus du bleu sombre de l’eau. Elle le suivait pendant qu’il nageait juste sous la surface et le vieil homme distinguait maintenant son énorme
volume, et les rayures mauves qui le zébraient. Il avait replié son épine dorsale, mais les nageoires pectorales étaient largement déployées. »

et la fin du combat :

« Alors le poisson eut un soubresaut de vie, avec la mort en lui, et s’éleva haut sur la mer, déployant toute son immense longueur, sa puissance massive et sa beauté. Il sembla suspendu en l’air au-dessus du vieil homme dans son canot. Puis il retomba dans la mer dans un écrasement qui renvoya son écume sur le vieux et remplit son canot. »

et ben non, le combat ne fait que commencer, éternel recommencement :

« Ils naviguaient bien, et le vieil homme laissait tremper ses mains dans l’eau salée et essayait de garder la tête claire. Il y avait de hauts cumulus, et assez de cirrus au-dessus d’eux pour qu’il sache que la brise durerait toute la nuit. Et tout le temps le vieil homme regardait le poisson, pour être sûr que c’était vrai. C’était une heure avant que le premier requin les attaque. »

Monsieur Hemingway, merci.

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

Du même auteur :

Pour qui sonne le glas

 

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Le Châle, de Cynthia OZICK

« Elle tourna et retourna la boîte – c’était une boîte rectangulaire. Le châle de Magda ! Le lange de Magda. Le linceul de Magda. Le souvenir de l’odeur de Magda, parfum sacré du nourrisson perdu. Assassiné. Jeté contre la clôture, barbelée, griffée d’épines, électrifiée ; gril et grille ; fournaise, une enfant incendiée ! »

Magda, l’enfant, le nourrisson, tenant à peine sur ses jambes, n’est pas légitime dans le camp de concentration dans lequel elle se trouve. Alors quand elle se retrouve sans son châle, elle est vite repérée puis effroyablement exécutée.

Rosa, la mère, ne s’en remettra jamais. A jamais bouleversée, elle erre. Elle erre dans ses pensées, dans sa vie. Elle n’oublie pas, elle construit sa réalité.

« – Madame ? dit le directeur.
– Monsieur, vous avez des barbelés autour de votre plage.
– Vous avez une chambre ici?
– Non, ailleurs.
– Alors en quoi cela vous regarde-t-il ?
– Vous avez des barbelés.
– Pour empêcher la racaille d’entrer.
– En Amérique, ce n’est pas le lieu du barbelé en haut des clôtures !
Le directeur abandonna la rédaction de ses notes
– Veuillez vous retirer, dit-il Retirez-vous, je vous en prie.
– Il n’y a que les nazis qui attrapent les innocents derrière des barbelés, dit Rosa. »

Elle ne parvient pas à trouver une raison d’être comme tout le monde : dans les normes du quotidien. Le pauvre Persky tente bien de la ramener à la réalité en lui offrant des séances de drague mémorable [extrait] :

« – Qu’est-ce que vous voulez ?
Il découvrit ses dents.
– Un rendez-vous.
– Vous êtes marié.
– Marié mais sans femme.
– Vous en avez une.
– C’est une façon de parler. Elle est folle.
Rosa dit :
– Je suis folle aussi.
– Qui le dit ?
– Ma nièce.
– Qu’est-ce qu’une inconnue peut en savoir ?
– Une nièce n’est pas une inconnue.
– Mon propre fils est un inconnu. Une nièce sans aucun doute. Venez, j’ai ma voiture tout près. Climatisée, on fera un tour.
– Vous n’êtes pas un gamin, je ne suis pas une gamine, dit Rosa.
– Ce n’est pas à moi que vous le prouverez, dit Persky.
– Je suis quelqu’un de sérieux, dit Rosa. Ce n’est pas mon genre de vie^de me promener pour aller nulle part.
– Qui a dit nulle part ? Je pensais aller quelque part.
Il réfléchit.
« Mon club du troisième âge. Très sympathique belote.
– M’intéresse pas, dit Rosa. J’en ai rien à faire des nouveaux gens.
– Alors, au cinéma. Vous n’aimez pas les nouveaux, on vous en trouvera des morts. Clark Gable, Jean Harlow.
– M’intéresse pas.
– Une promenade à la plage. Marcher au bord de l’eau, ça vous dit?
– Je l’ai déjà fait, dit Rosa.
– Quand ?
– Ce soir. A l’instant.
– Seule ?
Rosa dit : 
– Je cherchais quelque chose que j’ai perdu.
– Pauvre Lublin, qu’est-ce que vous avez perdu ?
– Ma vie. »

…même si, malgré elle, des soupçons de réalité la gagnent : « Un fil de gratitude se tendit dans sa gorge. Il comprenait presque ce qu’elle était : pas un bouton ordinaire. »

Ce livre est troublant. Le premier passage, celui du camp, est effroyablement génialement écrit. J’ai eu froid dans le dos. La suite de la lecture me parut ensuite relativement plus fade même si forte en réflexion.

A vous de me dire 🙂

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 
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Publié par le 22 janvier 2013 dans Guerre, Littérature américaine

 

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Kramer contre Kramer, d’Avery CORMAN

Voici un livre que j’ai lu, de nuit, dans un train, dans une ambiance que vous imaginez. Eurk… 😉

Toujours est-il que sur les huit heures de train, ce livre m’aura rendu 3h30 de liberté. 3h30 d’une traite. 3h30 de sentiments et sensations divers. Entre émotion, effroi, analyse puis compréhension des différentes façons de penser des personnages.

L’histoire? Ma foi, peu banale : un couple, un enfant. La mère décide de vivre sa vie, de divorcer et de laisser son (désormais) ex-mari élever leur fils. Puis, après quelques temps, elle décide de réapparaître dans leurs vies et de reprendre son rôle de mère. Vous imaginez la suite, joyeuse et sans prise de tête. 😀

L’intérêt premier de ce livre est selon moi, de comprendre. Comprendre ce qu’il se passe. L’analyser objectivement. Eviter le jugement, si difficile cela soit-il.

Ce livre a été le fruit de nombreuses adaptations, qu’elles soient théâtrales ou cinématographiques. Je pense que le livre, bien que traduit de l’américain, apporte une dimension supplémentaire, la visualisation de son propre univers imaginaire.

A vous de me dire ce que vous en pensez, que vous ayez lu le livre, vu le film ou autres représentations théâtrales homonymes. 🙂

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

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Deception point, de Dan BROWN

Publié entre les plus connus Anges et Démons et le Da Vinci Code, ce roman est mon préféré de Dan Brown.

Les thèmes, la vie extraterrestre et le jeu de pouvoir politique y sont pour beaucoup. Le style Brown est le même, parfois heurté mais toujours passionné.

Je comparerais ce livre à une bonne grosse part de gâteau mousseux aux fruits rouges, fondant sous la langue, un chouïa trop sucré, rappelant ainsi au lecteur son origine industrielle.

A déguster donc goulûment, paradoxe incroyable s’il en est. Attention cependant à ne pas rentrer dans le piège : on reste perpétuellement sur sa faim !

L’histoire : une météorite contenant des signes de vie extraterrestre est découverte en arctique durant la campagne présidentielle américaine. La fille du candidat républicain est envoyée pour vérifier l’authenticité de la découverte. Cependant, elle découvrira certains secrets qui mettront sa vie en danger.

Allez, un petit extrait pour se mettre à la table du dessert 🙂

« Michael Tolland ne pouvait s’empêcher de sourire de toutes ses dents en contemplant Rachel Sexton bouche bée et réduite au silence devant la météorite fossile qu’elle tenait à la main. La beauté raffinée du visage de Rachel semblait maintenant éclipsée par son expression d’émerveillement naïf : on aurait dit une fillette qui venait de rencontrer le Père Noël pour la première fois. »

En conclusion, manger sucré et lire sans grossir est possible ! Je devrais peut-être écrire un livre…. 😉

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

 

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Pour qui sonne le glas, d’Ernest HEMINGWAY

Et ben dis donc, je peux vous dire que, malgré une édition qui, pour le coup, est inadaptée, ce livre est un chef-d’oeuvre de la littérature contemporaine.

Le cadre : la guerre civile espagnole… souvenez-vous Ernest Hemingway a beaucoup voyagé en Espagne et y était même correspondant de guerre !

L’histoire : toute simple !! Un américain, professeur, prénommé Robert Jordan, est envoyé en Castille pour faire sauter un pont… Quelle affaire me direz-vous! Et il lui a fallu 500 pages pour décrire ça !!

Ben oui et non ! Car au milieu de cette histoire se terre… je vous le donne en mille : une histoire d’amour !! 😀 J’adore les histoires d’amour, elles me transportent dans des cieux toujours inexplorés mais à chaque fois appréciés…

Toujours est-il que cet américain s’amourache d’une petite espagnole, Maria… il s’amourache, non, il est foudroyé d’amour pour cette petite ! Maria, elle aussi tombe immédiatement sous le charme viril de cet étranger !…

Après quelques jours dont une folle nuit dans un sac de couchage  – franchement, ce passage me donne encore des frissons d’excitation et non, je ne suis pas un pervers 🙂 – Robert Jordan va accomplir la mission qui lui a été confiée…. le reste n’est que pur moment intense d’émotion façon Hemingway.

Il est très difficile de  décrire toutes les émotions vécues, c’est pourquoi, j’aimerais que vous puissiez mettre des mots sur ce que vous avez ressenti en lisant cette oeuvre…

Merci 🙂

Finem Spicere,

Monsieur Touki.

Du même auteur:

Le vieil homme et la mer

 

 

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